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Performance énergétique : tout savoir sur l’isolation des toits

  1. Pourquoi la toiture est un point clé des performances énergétiques
  2. Déperditions thermiques et exigences réglementaires (RE2020)
  3. Les bénéfices économiques et le gain de confort
  4. Isolation par l’intérieur ou par l’extérieur : que choisir ?
  5. Les solutions adaptées aux toits plats et l’importance de la ventilation

Performance énergétique : pourquoi miser sur l’isolation des toits ?

Le printemps et l’automne sont les meilleures saisons pour travailler sur une toiture. En septembre, les températures sont idéales et la météo est encore clémente pour prendre en charge l’isolation des toits, qui représente un véritable enjeu en termes de performances énergétiques des bâtiments. Cette zone concentrerait jusqu’à 30 % des déperditions thermiques, ce qui impacte inévitablement les factures de chauffage ou de climatisation des occupants.

Laines minérales, biosourcées, panneaux en polyuréthane, Tout Faire vous présente les solutions les plus efficaces et écoresponsables à mettre en place pour des logements bien isolés, conformes aux dernières réglementations environnementales.

Les problématiques énergétiques liées à la toiture

La toiture fait partie des points faibles d’un bâtiment. On estime, en effet, que cette zone concentre entre 25 et 30 % des déperditions thermiques dans le cas d’un logement mal isolé, contre 20 à 25 % pour les murs et 10 à 15 % pour les fenêtres. Cette situation résulte d’un phénomène très simple : l’air chaud, plus léger, a tendance à s’élever naturellement et, de fait, à s’échapper par le haut.

Une mauvaise isolation du toit oblige donc, en hiver, à faire fonctionner davantage son système de chauffage et, en été, à solliciter sa climatisation plus que nécessaire. Durant la saison chaude, le toit absorbe la chaleur extérieure, ce qui crée un effet « four » au niveau des combles et augmente la température générale dans le logement au fil des heures.

Côté réglementation, la RE2020 a placé la toiture au centre des préoccupations pour respecter le niveau de performance énergétique attendu sur les nouveaux bâtiments. Si elle n’impose pas d’épaisseur précise pour les matériaux isolants à mettre en place, elle recommande de miser sur une résistance thermique R supérieure ou égale à 8 m²·K/W, afin de limiter les pertes de chaleur en hiver et de réguler les apports de chaleur en été. Dans les faits, les professionnels visent plutôt une valeur R autour de 10 m²·K/W, pour mieux répondre à ces exigences.
Travaux d’isolation de la toiture : plus d’économies et de confort sur le long terme
On estime que des travaux d’isolation adaptés peuvent permettre de réaliser jusqu’à 30 % d’économies sur sa facture de chauffage annuelle, dans les conditions les plus favorables. Dans la majeure partie des cas, on observe une baisse du montant comprise entre 15 et 25 %. Les propriétaires ont d’ailleurs tout intérêt à se pencher sur ce sujet, car l’amélioration de l’isolation assure d’obtenir un meilleur DPE, Diagnostic de Performance Énergétique, du logement, ce qui augmente inévitablement sa valeur marchande.

De plus, au quotidien, une meilleure isolation du toit offre plus de confort : la température ambiante reste plus stable, avec moins de sensations de parois froides en hiver. En été, une toiture correctement isolée agit comme un bouclier thermique contre les surchauffes et garantit de maintenir une atmosphère plus respirable au niveau des combles, avec une température généralement inférieure de 5 à 7° par rapport à un logement mal isolé.

Différentes solutions d’isolation du toit

Le choix d’une solution isolante dépend de plusieurs critères : type de toiture, état de la charpente, objectifs thermiques et acoustiques, mais aussi budget du client.

Isolation par l’intérieur, ITI

Dans le cas d’un budget limité, d’une toiture en bon état ou de combles facilement accessibles, il est possible d’isoler une toiture depuis l’intérieur du logement. Cette méthode se révèle souvent plus économique et rapide à mettre en place, car elle ne touche pas directement à la couverture extérieure.

Dans une telle configuration, on installe l’isolant en dessous ou entre les chevrons de la charpente, parfois en double couche croisée, avant de le recouvrir d’un pare-vapeur, puis d’un parement. Dans le cas de combles perdus, la technique de soufflage d’isolant en vrac peut être privilégiée, car très rapide et efficace. Cependant, elle rend l’accès aux combles difficiles une fois terminée.

Plusieurs matériaux sont fréquemment utilisés dans le cadre de l’isolation par l’intérieur, que celle-ci se trouve dans des combles aménagés ou perdus :
  • Les laines minérales, comme la laine de verre ou la laine de roche, qui offrent un très bon rapport performance/prix et sont faciles à poser,
  • Les laines biosourcées, à l’image de la laine de bois, du chanvre ou de la ouate de cellulose, qui sont parfaites pour assurer le confort en été tout en restant très écologiques.

Isolation par l’extérieur, ITE

Si la réfection complète ou partielle de la toiture est envisagée, il est possible de procéder à une isolation par l’extérieur. La technique la plus courante est celle du sarking, qui consiste à poser des panneaux isolants rigides par-dessus les chevrons de la charpente afin de créer une enveloppe continue et d’éviter les ponts thermiques.

La plupart du temps, les matériaux employés prennent la forme de panneaux en polyuréthane, PU, très performants et peu épais, ou de panneaux en fibre de bois, reconnus pour la qualité de leur isolation acoustique et leur confort d’été. Il existe, par ailleurs, des systèmes tout-en-un avec isolation thermique, contre-lattage et finition intérieure, parfaits pour les rénovations ou les constructions neuves. On parle parfois de « panneaux sandwich ».

Isolation des toitures plates, de type toits-terrasse

Dans le cas d’un toit plat, on procède généralement à une isolation par l’extérieur. On applique des panneaux isolants rigides, en polystyrène extrudé ou en mousse polyuréthane, protégés ensuite par une étanchéité bitumineuse ou une membrane synthétique de type EPDM ou PVC. Cette méthode garantit de réaliser d’excellentes performances énergétiques, mais reste plus technique à mettre en place.

Par ailleurs, les professionnels le savent bien : l’isolation va de pair avec la ventilation. En effet, il n’est pas question de transformer le logement en aquarium, où l’air intérieur ne se renouvelle que lorsque les occupants ouvrent les fenêtres. Ainsi, au moment de choisir une solution d’isolation, il est fortement recommandé de songer également à la ventilation. La plupart du temps, les logements neufs sont équipés de VMC double flux, qui réchauffe l’air froid pénétrant à l’intérieur et expulse l’air vicié vers l’extérieur. Cet élément améliore encore les performances énergétiques du bâtiment et peut être remplacé par une VMC hygro-B dans les édifices plus anciens, où un modèle double flux peut s’avérer plus difficile à mettre en place.
FAQ – Isolation des toits & performance énergétique

Foire Aux Questions – Isolation des toits & performance énergétique

Pourquoi l’isolation de la toiture est-elle un enjeu majeur ?

Parce que la toiture est l’un des principaux points de déperditions thermiques d’un logement mal isolé. L’air chaud, plus léger, monte naturellement et s’échappe par le haut, ce qui augmente les besoins en chauffage en hiver et en climatisation en été.

Quelle part des pertes de chaleur peut provenir du toit ?

Dans un logement mal isolé, la toiture concentrerait jusqu’à 30 % des déperditions thermiques. À titre de comparaison, les murs représentent souvent une part importante également, mais la toiture reste un poste prioritaire.

Quel est l’impact d’une mauvaise isolation en été ?

En saison chaude, la couverture absorbe la chaleur extérieure et peut créer un effet « four » dans les combles. Résultat : la température intérieure grimpe au fil des heures et la climatisation est davantage sollicitée.

Que recommande la RE2020 pour l’isolation de la toiture ?

La RE2020 ne fixe pas une épaisseur unique de matériau, mais oriente vers un niveau de performance. Une résistance thermique R ≥ 8 m²·K/W est recommandée, et, dans la pratique, les professionnels visent souvent R ≈ 10 m²·K/W pour mieux répondre aux exigences de performance.

Combien peut-on économiser sur la facture de chauffage grâce à l’isolation du toit ?

Selon les cas, des travaux d’isolation adaptés peuvent permettre jusqu’à 30 % d’économies dans les conditions les plus favorables. Le plus souvent, la baisse observée se situe plutôt entre 15 et 25 %.

L’isolation du toit améliore-t-elle la valeur du logement ?

Oui. Une isolation performante améliore le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique), ce qui contribue généralement à renforcer l’attractivité et la valeur de revente du bien.

Quels gains de confort peut-on attendre au quotidien ?
  • En hiver : température plus stable, moins de sensations de parois froides.
  • En été : meilleure protection contre la surchauffe, combles plus respirables.
  • Dans de nombreux cas, une toiture bien isolée peut maintenir une température intérieure inférieure de 5 à 7 °C par rapport à un logement mal isolé.
Quels critères orientent le choix de la solution d’isolation ?
  • Type de toiture (pente, toit-terrasse)
  • État de la charpente et de la couverture
  • Objectifs thermiques et acoustiques
  • Accessibilité des combles (aménagés / perdus)
  • Budget
Qu’est-ce que l’isolation par l’intérieur (ITI) de la toiture ?

L’ITI consiste à installer l’isolant entre ou sous les chevrons, parfois en double couche croisée, puis à mettre en œuvre un pare-vapeur et un parement. Cette approche est souvent privilégiée lorsque la toiture est en bon état et/ou que le budget est contraint.

Cas des combles perdus : pourquoi utiliser le soufflage ?

Dans des combles perdus, le soufflage d’isolant en vrac est une technique rapide et efficace. Elle a toutefois un inconvénient : une fois l’opération réalisée, l’accès aux combles devient plus difficile.

Quels matériaux sont courants en ITI (combles aménagés ou perdus) ?
  • Laines minérales (laine de verre, laine de roche) : bon rapport performance/prix, pose facilitée.
  • Isolants biosourcés (laine de bois, chanvre, ouate de cellulose) : très bons pour le confort d’été et une approche plus écologique.
Qu’est-ce que l’isolation par l’extérieur (ITE) et le sarking ?

Lorsqu’une réfection partielle ou complète de la toiture est prévue, on peut isoler par l’extérieur. La technique la plus fréquente est le sarking : des panneaux isolants rigides sont posés au-dessus des chevrons afin de créer une enveloppe continue et de limiter les ponts thermiques.

Quels matériaux sont fréquemment utilisés en ITE ?
  • Panneaux en polyuréthane (PU) : très performants, faible épaisseur.
  • Panneaux en fibre de bois : bon confort d’été et isolation acoustique appréciée.
  • Systèmes “tout-en-un” (parfois appelés « panneaux sandwich ») : isolation + contre-lattage + finition intérieure, adaptés aux rénovations et au neuf.
Comment isole-t-on une toiture plate (toit-terrasse) ?

Le plus souvent, on isole par l’extérieur avec des panneaux rigides (polystyrène extrudé ou mousse PU), puis on protège le complexe par une étanchéité (bitumineuse ou membrane synthétique type EPDM/PVC). Les performances sont élevées, mais la mise en œuvre est plus technique.

Pourquoi la ventilation est-elle indissociable de l’isolation ?

Une isolation performante doit s’accompagner d’une ventilation adaptée pour assurer le renouvellement de l’air intérieur et la gestion de l’humidité. Dans le neuf, on trouve souvent une VMC double flux, tandis que dans l’ancien une VMC hygro-B peut constituer une alternative plus simple à déployer selon le contexte.

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